"Je vais te...!" Il ne finit pas sa phrase. Six mois. Six mois qu'il endurait ces humiliations quotidiennes. Au début il se disait: "c'est rien c'est du bizutage". C'était toujours comme ça pour les nouveaux, quels que soit les milieux concernés. D'ailleurs celà commençait même à l'école, dès notre plus tendre enfance quand on y regardait d'un peu plus près.
"Tu vas me quoi ? Hein, dis-moi voir, ricana Swan.
-Eu...je...je vais rien du tout!"
Caden planta rageusement sa pique à barbcue dans une malheureuse chipolata. Cette pique il la voyait bien enfncée dans le pied de Sloan. Encore fallait-il faire passer ça por un accident. Un sourire mesquin se dessina sur ses lèvres. Ca pouvait se faire après tout...servir les saucisses, trébucher sur un cailloux...Ce ne serait que justice! Le jeune homme voulait simplement faire payer aux cow-boys les mauvais traitements dont ils l'accaplaient, quoi de plus normal ?
Pourtant les choses n'allaient pas s'arranger avec le temps. Le propriétaire du ranch avait décrété de partir avec sa femme célébrer un deuxième mariage. "En souvenir du bon vieux temps" avait-il dit. Comme si un seul n'était pas suffisant! Quoiqu'il en soit, Caden se retrouvait seul avec ses deux "coéquipiers", malgré des regards lours de sous-entendus (et de désespoirs) lancés à son patron. Mais pourquoi onc avait-il quitté la ville pour venir ici ?
"Bon alors elles viennent ces saucisses ? J'ai la dalle moi !" cria Swan.
Le nouveau brandit la pique vers le rustre de cow-boy en hurlant, passablement énervé:
"Je voulais de l'aventure, de l'évasion, et non pas devenir votre boniche!
-Calmos." Sloan prit l'amre de cuisine dégoulinante de graisse des mains de Caden, et lui répondit sur ce ton de reproche que l'on adresse généralement aux enfants:
"Tu vas finir par blesser quelqu'un. Ah les gosses de nos jours, se lamenta t-il.
-Franchement je vois pas de quoi tu te plains, j'en connais qui tuerais pour être en notre compagnie !" rajouta Swan.